« Si vous arrivez à devenir ASH, ce sera déjà un bel exploit ! »
Un parcours qui ressemble peut-être au vôtre
J'avais 20 ans quand un professionnel de santé réputé — une figure d'autorité — m'a dit cette phrase, alors que je traversais une période de grande vulnérabilité.
Agent des services hospitaliers est un métier essentiel, exigeant, que je respecte profondément. Le choc ne venait pas du métier : il venait de la limite définitive que cet homme venait de tracer sur mon avenir. À 20 ans, quand on est fragile, ce genre de phrase s'installe. On finit presque par y croire.
J'ai passé plus de dix ans dans des centres d'appels. Plus de dix ans à donner mon maximum, payé au SMIC ou à peine plus, avec la sensation tenace que l'horizon était bouché — que les portes de l'évolution m'étaient fermées.
À 36 ans, j'ai dit stop. J'ai décidé que mon histoire ne s'écrirait pas sous la dictée des préjugés d'un autre, et j'ai préparé le concours des IRA. Les soirs, les week-ends, plongé dans le droit public et les finances publiques. Il n'y a pas eu de magie : du travail acharné, des doutes à surmonter, et une discipline de fer pour reprendre confiance en mes propres capacités.
Septembre 2016 : je franchissais les portes de l'IRA de Bastia. Aujourd'hui, j'appartiens au corps des attachés d'administration de l'État et je travaille au sein d'un service déconcentré.
Ces barrières invisibles qu'on assigne aux candidats qui « n'auraient pas le bon profil », je ne les connais pas en théorie. Je sais ce qu'elles pèsent — et je sais qu'elles se franchissent.
Préparer, transmettre, évaluer
Sillage n'est pas né d'hier. Depuis six ans, j'ai accompagné plus de 200 candidats vers les concours des instituts du service public (ex-IRA) et de secrétaire administratif. Je conçois leurs supports de cours, je rédige et je corrige des sujets d'entraînement.
Cette expérience, je la prolonge à l'université. Je suis chargé de cours en droit public à la faculté de droit de Bordeaux, sur l'antenne de Périgueux, depuis 2024. En outre, j'interviens à l'IPAG de Poitiers, où je corrige les épreuves de culture générale en licence et supervise des mémoires de master 2.
Préparer, transmettre, évaluer : c'est mon quotidien, pas une parenthèse. Cela change tout dans la façon dont je vous accompagne — parce que je connais les deux côtés de la copie. Je sais ce qu'un correcteur attend, ce qui fait gagner des points et ce qui en fait perdre.
Ce que Sillage veut changer
Sillage est né d'une double expérience : celle du candidat qui doute, et celle du cadre en poste qui sait ce que le jury du concours G-ISP (ex-IRA) recherche chez les candidat(e)s.
De la première, j'ai retenu ceci : ce qui élimine le plus sûrement un candidat de valeur, ce n'est pas son niveau. C'est cette voix intérieure qui lui répète qu'il n'a pas les codes, pas le bon parcours, pas sa place. Aucun manuel ne combat cette voix-là.
De la seconde, j'ai appris ce qu'un jury cherche vraiment à reconnaître : non pas un candidat qui récite, mais un futur collègue qui se tient déjà comme un cadre de l'administration.
C'est exactement le travail que je mène avec vous : la posture avant la technique. Vous préparer non pas à réciter, mais à convaincre un jury que votre place est là.
Un praticien, pas seulement un formateur
J'exerce. Chaque jour, dans mon service, j'instruis des dossiers, je rédige des notes, j'arbitre.
Le cas pratique n'est donc pas, pour moi, un objet d'étude. C'est ce que je fais.
C'est ce qui me permet de vous dire, non pas ce que le jury attend en théorie, mais ce que produit réellement un cadre A dans son administration — et donc ce que le jury cherche à reconnaître chez vous.
Je connais aussi la mécanique du concours de l'autre côté : ses codes, ses attendus implicites, ses pièges.
La réforme 2027 : un terrain que je maîtrise déjà
À compter de la session 2027, l'admissibilité change. Le cas pratique n'est plus l'épreuve unique : une seconde épreuve apparaît — QCM et questions à réponse courte, deux heures, coefficient 3, portant sur la culture administrative et juridique, les finances publiques et les institutions européennes.
C'est un format nouveau : aucune annale, aucun recul, aucun corrigé de référence.
J'ai reconstruit mes supports dès la parution de l'arrêté du 24 avril 2026. La Lettre du candidat, ma revue mensuelle d'actualité administrative, est conçue précisément pour alimenter cette nouvelle épreuve.
On m'avait assigné une place. Je ne l'ai pas acceptée.
Ne laissez personne — pas même une figure d'autorité — définir votre potentiel à votre place. Mon travail, c'est de vous donner la méthode et la posture pour prouver, copie après copie, que le concours est à votre portée.
Jean-François